Golden Gate : l’icône de San Francisco

Pour finir notre roadtrip dans l’ouest américain à l’été 2018, on a fait une halte de 4 jours à San Francisco. L’occasion de découvrir cette ville mythique, siège plus ou moins officiel de la contre-culture américaine, où les géants du web (Apple, Facebook…) sont voisins de trottoir de hippis nostalgiques des années 70. Et autant vous le dire tout de suite, ça a été un véritable coup de coeur ! Début de l’aventure avec le Golden Gate Bridge.

Quand on parle de San Francisco, on pense forcément au Golden Gate Bridge! Et c’est justement par là que commence notre séjour. Nous arrivons du National Parc de Yosemite avec la frustration de ne pas avoir pu le parcourir à cause d’un incendie qui a forcé les autorités californiennes à en bloquer l’accès… Une fois bouclées les 5h de routes qui séparent Yosemite de San Francisco, la baie se présente à vous. C’est comme on l’avait imaginé : vert, vallonné et brumeux.

En arrivant par Oakland, on embrasse toute la baie et on découvre la particularité géographique des lieux : des collines qui dominent tout et une urbanisation rampante. Ca fait banlieue américaine comme il en existe tant d’autres ! Sans grand intérêt même si l’université de Berkeley n’est pas loin et semble valoir le coup d’oeil… 2 choix s’offrent à vous : empruntez le Oakland Bay bridge ou faire le tour de la baie par le nord pour emprunter le Golden Gate ! Sans aucune hésitation : direction le nord !

Itineraire Golden Gate

Admirez le baie de San Franciso depuis la Battery Spencer

Après une petite heure de route à travers des banlieues et marinas charmantes, on approche ! La route se fait plus vallonnée et le haut des piles rouges du pont laissent deviner que le symbole de San Francisco n’est plus très loin… Après avoir quitté l’autoroute 101 et emprunté la conzelman road, on prends de l’altitude pour finalement déboucher sur une route panoramique qui domine le pont Golden Gate ! Il est là, tel qu’on l’avait imaginé…

Majestueux, solide et si photogénique ! On a de la chance : il n’y a pas de brume aujourd’hui… Alors on en profite à fond. Depuis la Battery Spencer, on domine toute la baie : au fond à gauche San francisco, au milieu de la baie Alcatraz et sur la droite l’océan pacifique. C’est beau, c’est grand, et c’est sans doute le meilleur endroit pour admirer le pont et la baie… Quoi que la vue de la baie depuis le Ferry building ne soit pas non plus dégueulasse

Golden-Gate-Battery-Spencer

Prenez le temps de traverser le Golden Gate

Après en avoir pris plein les yeux, retour à la voiture pour emprunter enfin le plus mythique des ponts. C’est assez grisant de circuler dessus : rien d’exceptionnel en soit, mais on profite d’une vue assez privilégiée sur la baie et l’océan. En voyant la hauteur des piles du Golden Gate, je repense à la scène finale de Dangereusement vôtre où James Bond sauve la fille et balance son ennemi du haut du pont… Comme il fait beau, il y a plein de cyclistes et piétons sur les travées latérales qui profitent eux aussi de cette vue unique. C’est un moment privilégié qu’il faut apprécier alors si vous avez la chance de le vivre, faites comme nous et ne roulez pas trop vite !

Une fois de l’autre côté du Golden Gate Bridge, vous arrivez au Présidio et une partie de la ville assez résidentielle. C’est la porte d’entrée nord de San Francisco et le début de l’aventure pour nous…

 


Petite histoire du Golden Gate

Le Golden Gate Bridge relie San Francisco au comté de Marin et mesure 2737 mètres de long et 227 mètres de haut. Quelque 45 millions de véhicules traversent chaque année le Golden Gate Bridge. Jusqu’en 1964, c’était le pont dont la travée principale suspendue était la plus longue du monde.

Avant la construction du Golden Gate Bridge, le chemin le plus court entre San Francisco et le comté de Marin était le bateau. Le premier service de ferry a été établi en 1820. Avec le temps, les ferries automobiles, qui n’étaient autrefois utilisés que par les clients du chemin de fer, sont devenus très rentables et San Francisco est devenue la plus grande ville des États-Unis, largement approvisionnée par les ferries. Comme les ferries n’assuraient pas de liaison constante avec les régions avoisinantes, la croissance de la ville a commencé à diminuer.

C’est alors qu’est apparue l’idée du pont qui enjamberait le Golden Gate et donnerait à San Francisco une liaison supplémentaire. En 1916, James Wilkins a écrit un article dans le San Francisco Bulletin qui estimait le coût de la construction d’un pont sur le Golden Gate à 100 millions de dollars et a demandé si cela pouvait être fait pour moins cher. Un certain Joseph Strauss a répondu avec l’idée qu’un pont en porte-à-faux pourrait être réalisé pour 17 millions de dollars. Les autorités locales ont accepté de développer l’idée, mais seulement si la conception était modifiée pour passer à un pont suspendu et si Strauss coopérait avec d’autres concepteurs et ingénieurs en raison de sa faible expérience des travaux de cette ampleur. Le concepteur Leon Moisseiff et l’ingénieur principal Charles Alton Ellis ont été associés au projet pour l’ingénierie générale, tandis qu’Irving Morrow a conçu l’aspect des tours, les éclairages et les détails Art déco du pont.

Un pont aux mensurations titanesques

La construction du pont a commencé en 1933 et s’est terminée en 1937. On ne sait pas combien d’ouvriers ont travaillé sur le pont, mais il a été construit par une dizaine de maîtres d’œuvre et a coûté quelque 35 millions de dollars. Le pont pèse 1 500 000 tonnes et les câbles qui le maintiennent ont 90 cm d’épaisseur et sont faits de 130 000 kilomètres de fil.

Lors de son ouverture le 27 mai 1937, les célébrations d’ouverture ont duré une semaine. La veille de l’ouverture du pont aux véhicules, quelque 200 000 piétons l’ont traversé à pied. Cet ouvrage est considéré comme l’un des plus beaux ponts du monde et constitue un véritable exploit d’ingénierie de son temps. Il a été construit sur une ligne de faille qui présente un danger constant de tremblements de terre. Les vents forts du Pacifique peuvent faire osciller le pont, mais il est construit de manière à pouvoir pivoter latéralement de 8 mètres et à résister à des vents pouvant atteindre 160 km/h.

 

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